La colère croissante du peuple de Guinée, qui vit entre désespoir et inquiétude est une bombe à retardement : Ç a va péter à tout moment en Guinée.
À chaque fois que Lansana Conté nomme un Premier Ministre, les Guinéens pensent naïvement que cela va entrainer la rupture avec les vieilles et mauvaises habitudes qui ont plongé le pays dans une pauvreté anthropologique.
En effet, la majorité du peuple, peut être naïvement, jette sa confiance dans cette nouvelle nomination. Là où les Guinéens se sont trompés, c'est de ne pas reconnaître, l'origine du mal, les racines de la malédiction et de la misère du pays : Lansana Conté.
Quand on fausse l'étiologie d'une maladie, on pose toujours un diagnostique erroné et l'on prescrit le mauvais (faux) médicament : bienvenue au désastre.
C'est comme si, pour traiter la fièvre, on brise le thermomètre.
Que constate t-on après cette cascade de nomination de Premiers Ministres?
C'est retour à la case du départ. C'est l'éternel recommencement. Les préoccupations du gouvernement sont ailleurs. La Guinée n'a pas un problème de Premiers Ministres, mais plutôt un problème de personne au un sommet de l'État, un problème de Président de la République : Le poisson pourrit par la tête , nous dit-on.
Depuis l'arrivée de Lansana Conté au pouvoir en 1984, le pays a connu près de 8 Premiers Ministre, un record de ministres (plus de 500) et la recherche de solution à la misère guinéenne se complique davantage au delà de l'imagination humaine compte tenu des potentialités du pays. Ce qui revient à dire que la permutation, le changement de Premier Ministre ne dénouera jamais la crise que traverse le pays.
Au lieu d'un changement réel et de rupture avec le passé, les vieilles et mauvaises habitudes, on recycle les mêmes pourritures politiques. L'on se courbe sur le même dépotoir à poubelle pour repêcher les mêmes ordures politiques puantes qui ont rendu l'administration intenable et fétide. Chaque Premier Ministre nommé s'entoure de politiciens véreux, nécessiteux, opportunistes, mercenaires et intellectuellement indigents.
Au lieu de former une administration conciliante et représentative à travers une représentation équilibrée de différentes ethnies qui forment le pays, avec comme critère la compétence et l'honnêteté, chaque Premier Ministre forme une administration de discrimination, d'exclusion et ségrégation. C'est une insulte à la conscience, à la moralité, à l'aspiration de réconciliation et de justice de tout un peuple.
Les nouveaux cadres de l'administration (ministérielle, gouvernorat, ou préfectorale) ont déjà un mode de vie diagonalement opposé à la réalité du pays, n'ayant aucun souci sur le quotidien des populations. Il y a un déficit de compétence manifeste dans l'administration et le gouvernement se trouve dans une incapacité à trouver la plus petite solution aux besoins les plus élémentaires de la vie : l'eau potable, l'électricité, des infrastructures décentes de sante, l'éducation, la sécurité, etc…
L'histoire nous enseigne que : « celui qui vient en politique avec l'ignorance, voire le mépris de l'histoire, est un criminel » , et c'est le cas en Guinée.
« Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés ». C'est le contraire en Guinée où les citoyens fuient leur passé historique penchant s'échapper pour l'éternité. C'est une illusion car, ils seront tôt ou tard rattrapés par leur passé.
La Guinée s'est vue replongée plus en profondeur dans le gangstérisme d'État, la gloutonnerie des clans militaro-mafieux qui gravitent le cercle de Lansana Conté.
On a beau menti, le mensonge ne donnera jamais de fruit tandisque, la vérité même si elle tarde à venir, elle triomphera et vivra pour l'éternité. Le peuple de Guinée, meurtri, abusé et désabusé, humilié, aujourd'hui impatient du changement tant attendu, donc ce peuple doit savoir, qu'il est tout près de sa victoire.
C'est le moment de rappeler au Guinéens et Guinéennes ce proverbe africain, qui dit que « la nuit est plus sombre à l'approche de l'aurore ».
L'accélération vertigineuse et l'accumulation effroyable de crimes de sang, de crimes économiques, les violations flagrantes de la dignité humaine, les comportements anti-moraux de Lansana Conté et ses laquais de tout bord, représentent les derniers soubresauts d'un mal qui était tellement profond et qu'il ne peut être soigné que par une thérapeutique de choc, un traitement radical sans merci.
Après plus de 48 ans de mal gouvernance, de faillite, de tueries, de malversations, de mensonges, il est impossible que ces créateurs du « malheur guinéen » soient plus capables d'apporter la solution aux problèmes qu'ils ont eux-mêmes volontairement crées pour satisfaire leurs intérêts égoïstes personnels et clanique.
Un adage ne dit-il pas : « qu'il est plus facile de démolir que de construire » ! Ceux qui sont habitués à détruire ne sont jamais des bâtisseurs de la Guinée.
Le paradoxe de la Guinée est qu'il est un pays naturellement béni et nanti de plusieurs ressources qui font la jalousie, mais le pays figure parmi les « dix pays les pauvres du monde » . Le pays va bientôt célébrer le cinquantenaire de son indépendance dans un « appauvrissement anthropologique » . La Guinée est devenue une nation mendiante qui doit sa survie à la charité des autres nations oubliant qu'aucun pays au monde ne s'est développé grâce aux aides extérieures ou à la mendicité.
La famine, la pauvreté et le manque cruel de soins de santé, le chômage des jeunes, s'abattent sur le peuple comme un mur de briques. Corruption, magouille, violence, vol, les crimes de toute catégorie, sont devenus le « trade mark » (la marque déposée) du pays. Lansana Conté et son gouvernement nagent toujours dans la mare de leur incompétence, de leur impuissance, de leur immobilisme et de leur léthargie.
Sur le visage des Guinéens se lisent une tragique désolation, un mélange de résignation et de tristesse qui enveloppe des silhouettes efflanquées à cause de la malnutrition.
Le gouvernement actuel est incapable d'assurer la protection de la population guinéenne. Le banditisme est endémique, sans pour autant parler du chômage exponentiel des jeunes, la santé publique, l'éducation qui n'existe plus dans ce pays...
Quelle honte nationale !
Diantre, comment le peuple de Guinée a-t-il pu être aveugle et docile jusqu'à ce point ?
Tout va mal, il n'y a pas d'État. Le pays est mal géré, très mal géré et cela grâce à l'incompétence, l'insouciance aux vœux de bonheur des Guinéens ce qui empêche le pays d'amorcer le décollage de son économie comateuse et empêche le peuple des immenses richesses du pays. Il y a une cacophonie indescriptible au sommet de l'État qui ressemble à « festival de pokers-menteurs ».
Au royaume de l'analphabétisme politique, les menteurs, les laudateurs et les manipulateurs ne peuvent être que des rois : c'est le cas en Guinée.
La question fondamentale que l'on doit se poser est la suivante : Les Guinéens sont prêts pour l'ultime sacrifice pour se débarrasser de ce régime de la honte et de la déception pour, ensemble reconstruire leur pays ?
Certains Guinéens semblent avoir signé forfaits et sont indolents face à l'immense tache immense de reconstruction. Face à un pays aussi délabré et exsangue comme la Guinée, la majorité des Guinéens ne sait pas par où commencer ou s'il faut même commencer.
Certains cadres, « diplômés de la Faculté de la Déception » et « agrégés de l'Universitaire des Mensonges » , agissent en caisses de résonance et de griots du gouvernement, questionnant même le « bien-fondé » de l'impatience des Guinéens eu égard à la situation de plus en plus alarmante qui prévaut en Guinée et face à leurs droit de jouir pleinement des riches que Dieu et la nature ont généreusement donné à leur pays.
À chaque fois que l'on nomme un Nouveau Premier Ministre, ces intellectuels apatrides soutiennent que l'impatience est injustifiée et prématurée face au gouvernement qu'il faut donner du temps.
Pour ces hypocrites à la solde du pouvoir, chaque nouveau Premier Ministre ou nouveau gouvernement est immune de toute évaluation objective de l'action gouvernementale.
Toutefois, cette impatience, pour prématurée qu'elle soit, elle n'est pas sans être bien fondée: elle est légitime non seulement à cause de la gravité des problèmes, la cacophonie, l'immobilisme, l'anarchie au sommet de l'État, sans oublier cette panoplie des promesses jusqu'aujourd'hui non tenues et cela depuis l'indépendance.
Comment ne pas s'impatienter lorsque les Guinéens sont décimés par la famine, la malnutrition, le banditisme, les maladies pourtant « préventables » , les accidents de circulation à cause du manque d'infrastructures, et les jeunes sont abandonnés à eux sans espoir de lendemain meilleur ?
Pourquoi ne pas s'impatienter quand on voit proliférer et prospérer les forces du mal et qu'on constate qu'aucune force digne de ce nom ne leur est opposée, l'impunité est totale, l'injustice galopante et les coupables de crimes sont récompensés ?
Pourquoi ne pas s'impatienter quand l'insécurité est constante et que à tout moment on peut être fauché, abattu par des hommes en armes qui ne seront jamais traqués, inquiétés et donc jamais punis ?
Pourquoi ne pas s'impatienter quand le manque d'électricité est la norme dans un pays au potentiel hydroélectrique de premier plan sur le continent noir, le manque d'eau potable est devenu la règle dans un pays qui compte plus de 1200 rivières et fleuves, appelé « Château d'Eau de l'Afrique de l'Ouest ».
Pourquoi ne pas s'impatienter quand le pays est devenu un Etat-Narcotrafiquant, quand la région de Boké est le « Medellin – Colombie » de la Guinée et que Conakry est devenue la plaque tournante du trafique et de la consommation de la drogue ?
L'attente des Guinéens à des lendemains meilleurs ne date pas seulement de la nomination de Lansana Kouyaté comme Premier Ministre ou de celle de Tidiane Souaré. Elle date de 1958, date de l'accession du pays à l'autodétermination, plutôt il faut dire « pseudo-autodétermination » , tristement.
Après l'indépendance, le premier régime de Sékou Touré avait réussi à bêtifier les Guinéens (Guinéennes) en faisant du peuple, de danseurs et des laudateurs manipulés par une petite bourgeoisie compradore.
La conception paternaliste et familiale unitariste du pays propre à Sékou Touré était tellement infantilisante qu'au plus fort de sa dictature, les Guinéens ne se gênaient pas d'appeler Sékou Touré « le Papa Sékou » .
De cet infantilisme d'esprit, les Guinéens ne sont pas sortis comme des adultes après 49 ans d'indépendance. Voilà qu'aujourd'hui, Lansana Conté est vénéré comme un autre « Papa » qui distribue les biberons aux Guinéens toujours restés infantilisés.
La grandeur de l'impatience des Guinéens et Guinéennes est à la mesure de la durée de l'attente, quarante neuf (49) ans, marqués par des frustrations et des souffrances endurées, souffrances dont la fin est encore loin de se dessiner à l'horizon.
Pourquoi ne pas perdre patience sous ce climat politico-économique, synonyme d'une nuit noire sans éclaircies et sans repères ?
Depuis quarante neuf (49), ans déception après déception, désillusion après désillusions, illusions après illusions, les Guinéens attendent ce lendemain meilleur que l'on a tant chanté. Ils en ont assez des discours, communiques du gouvernement, compte rendu de réunions de Ministres (plutôt comprendre ministrons). Les Guinéens veulent des résultats palpables dans l'amélioration de leurs conditions de vie au mérite des potentialités du pays.
Les Guinéens en ont assez des discours de distraction car ces prédateurs au sommet de l'État ne cherchent qu'endormir les Guinéens dans leurs conflits d'intérêts.
Si ce sont les discours qui allaient développer un pays, la Guinée serait la première puissance économique du monde. Les Guinéens sont désenchantés face au constat malheureux que suscite ce jonglage politique de nomination en cascade de Premiers Ministre. Au lieu d'être part de la solution, chaque Premier ministre nommé devient une partie intégrante et pleine du problème guinéen.
« Un bon arbre fruitier se juge à ses fruits » , dit un proverbe Africain. « Ce ne sont ni les idées, ni les bonnes intentions qui transforment le monde mais bien les hommes et les femmes déterminés à les mettre en application en convertissant le dire en faire ».
Un adage dit : « Le mensonge court vite, vite. La vérité vient doucement, doucement, rattrape le mensonge » .
Aucune personne qui a servi Lansana Conté n'a droit à des louanges. Les éloges, les compliments, ou le « griotisme » n'interviendront que lorsque l'impatience du peuple guinéen aura été levée.
La sécurité physique et sanitaire, la sécurité alimentaire, la sécurité juridique et l'amélioration des conditions de vie, contribueront à la levée de l'impatience des Guinéens « longtemps courbés et fatalistes » . Aujourd'hui, la légitimité de l'impatience des Guinéen se passe de toute démonstration.
Seule une démocratie réelle (parlementaire) vertébrée et responsable dont les leaders travaillent prioritairement pour les intérêts du pays peut simultanément tenir tète aux prédateurs internes et externes et refaire de la Guinée un État de droit, de liberté, de prospérité, de fraternité et d'amitié.
Il faut un changement radical (chirurgical), une rupture avec le passé pour instaurer en Guinée, une nouvelle classe politique qui opte pour et gouverne par la démocratie, non pas du bout des lèvres mais à travers des actes concrets pour sortir le pays progressivement mais irréversiblement de son marasme socio-économique actuel.
Le limogeage de Lansana Kouyaté après 15 mois et la nomination cosmétique de Tidiane Souaré, n'ont mis fin aux craintes et inquiétudes des Guinéens dans la mesure où le pays donne l'impression d'être contrôlé par des forces du mal, par des démons incontrôlées et incontrôlables et le pays est livrés systématiquement aux mêmes criminels qui ont mis le pays à plat ventre.
En Guinée, les forces de sécurités (plutôt comprendre les forces d'insécurité) font partie du problème. Il faut signaler et souligner en passant que dans une démocratie ou un État de droit, l'armée et les forces de l'ordre sont subordonnés aux autorités civiles élues par le peuple ou cooptées.
Point n'est besoin de dire que les militaires et les agents de l'ordre ont pour mission de sécuriser les institutions, les personnes ainsi que leurs biens et non semer l'insécurité comme c'est encore malheureusement le cas aujourd'hui en Guinée depuis 23 années.
Tant que la question de la « permissivité » des militaires et des agents de l'ordre ne sera pas réglée, les droits de l'homme en Guinée resteront de simples figures de style, de simples slogans.
Le destin de la Guinée paraît de plus en plus préoccupant et fragile, parfois même tragique. Bientôt, 50 années après son indépendance, les Guinéens devraient plutôt s'interroger sur ce qu'ils veulent faire de leur pays.
Un climat de vengeance, de suspicion, de méfiance, de tension et de panique générale s'est instauré en Guinée avec, à tout moment, le risque d'une guerre civile.
Le vrai changement en Guinée, seul gage de retour à la paix et au développement est un combat contre la montre. Chaque jour qui passe sans le changement, ajoute plus de poids au capital du changement que le peuple devra payer. Le prix de la paix doit se payer collectivement car nul ne saurait être spectateur pendant que les autres enterrent leurs morts dans un pays menacé par la misère, la balkanisation pour satisfaire les appétits gloutons.
Les Guinéens dans l'unité, doivent s'organiser sur des nouvelles bases pour sauver la Guinée des griffes du loup. C'est à ce prix seulement qu'ils auront leur vraie indépendance, une indépendance qu'ils gagneront même si la lutte doit être onéreuse.
L'histoire du monde démontre que certaines nations aujourd'hui prospères, se sont battues pendant plusieurs années et payer des lourds sacrifices pour conquérir l'indépendance dont elles jouissent aujourd'hui. Comme 49 ans n'ont pas suffit pour que les Guinéens soient indépendants, la lutte doit être engagée en exigeant le départ de Lansana Conté.
« Les Guinéens devraient sortir de leur « naïveté historique » et commençait à être plus « agressifs » pour leur propre sort ».
Un adage ne dit-il pas que: « un problème identifié n'est plus un problème ».
L'urgence d'agir n'a donc jamais fait de doute. La Guinée est dans un état si affligeant, que les vrais patriotes du pays doivent faire preuve de responsabilité et définir les priorités pour sortir du marasme multisectoriel.
C'est le moment de commencer de corriger les petites erreurs qui paraissent anodines afin qu'elles ne s'accumulent car leurs entassements peut devenir très vite lourds et compliquées.
« Le contexte politique actuel en Guinée est si dangereux qu'il n'incite plus d'optimisme au moins que la situation change, le départ de Lansana Conté et les mafias qui gravitent autour de la mangeoire ».
Lansana Conté a brillamment échoué, c'est un homme du passé, son pouvoir n'a aucun fondement légal, il n'y a plus d'État en Guinée depuis deux décennies, c'est l'anarchie totale causée par cette bandes de manifestes incompétents. À force de vouloir plonger la Guinée dans le désordre et l'anarchie, Lansana Conté assemble lui-même les conditions de sa chute et opte à son corps défendant pour le suicide politique de son régime autocratique et prédateur.
Aujourd'hui, une chose est réelle, la Guinée est face à elle-même et à ses responsabilités. Si Lansana Conté et son gouvernement continuent dans leur logique de pyromanes, sans foi ni loi, toujours en quête de la satisfaction des intérêts égoïstes au mépris du bien être collectif, personnels, cela signifie qu'ils optent, tous à leur corps défendant, pour le suicide collectif.
Les vautours qui rêvent de dépiécer la Guinée n'ont certes pas désarmé, mais ils trouveront en face la volonté inébranlable et la détermination non- ambiguë du peuple de Guinée à se défendre jusqu'à la dernière goutte de sang.
Mais il faut rappeler aux Guinéens que les luttes contre les dictateurs sont longues et coriaces mais finissent toujours par la victoire. Cette victoire sera acquise et le bonheur sera retrouvé si chaque Guinéen fait attention aux « assoiffés tribalistes » et s'investit pleinement pour barrer la route à ces « va t- en guerre » qui sont les obstacles majeurs de la Guinée dans sa recherche de la paix et la prospérité. Il serait déshonorant, irresponsable et suicidaire pour tout vrai patriote Guinéen (Guinéenne) de se tenir en spectateur passif à l'émiettement et à la déconfiture du pays.
La Guinée est un pays d'avenir, un pays d'espoir.
À bon entendeur salut !
Comprendront ceux qui comprennent !
Que l'Eternel Puissant (Allah) guide le peuple de Guinée dans le long et onéreux chemin du changement inévitable.
Amen !
Mamadou Diallo, MD
Tamsirnews.com 12/09/2008
Ça va péter à tout moment en Guinée
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