S’il est vrai que le respect de droits de l’homme est une conditionnalité d’un Etat de droit et d’une bonne démocratie, la situation de ce état de fait actuellement en Guinée se prête à beaucoup d’interrogation. Certes on ne dira jamais assez. En Guinée, l’on assiste très souvent à des violations flagrantes des droits élémentaires des citoyens. Parmi ces droits, il y a par exemple celui de la liberté d’opinion ou liberté expression dont doit jouir tous les hommes, sans distinctions aucune. Or, lorsque vous user de ce droit dans un certains contexte, les autorités de la place vous soumettent simplement à des mesures de répression, parfois très violentes et barbares.
C’est ce qui est arrivé à un jeune citoyen guinéen, comme beaucoup d’autres d’ailleurs qui, à un moment donné, ont voulu s’exprimer pour manifester leur ras-le-bol, face à un régime qui n’arrive plus à combler leurs attentes de plus en plus grandissantes. Madjou Barry est un jeune informaticien, originaire de la préfecture de Dabola à plus de 400 km de la capitale conakry. Né le 12 septembre 1978, il est fils de Mamadou Aliou et de Aissatou Diallo. Ce jeune informaticien de son état est recherché par les siens qui ne savent pas actuellement où se trouve leurs fils.
En effet, résident au quartier Cosa, dans la commune urbaine de Ratoma, ce jeune appartiendrait à une formation politique et serait membre influent de certaines associations de jeunes de la localité. Suite aux différents soulèvements populaires de l’année dernière, grève de janvier et février 2007, il serait inculpé pour manifestation, réunion non autorisées sur les lieux et voies publique.
De même il serait encore impliqué dans l’incitation à la révolte et à la désobéissance populaire lors des dernières grèves. Doué pour sa connaissance en informatique, il faisait la prestation de service dans différents milieux, pour des multiples clients de la place. Ce qui lui a valu des ennuis de la part des autorités. Selon des proches parents, l’intéressé avait reçu des menaces de la part des personnes non identifiées, dans son quartier, reconnu comme étant l’un des fief d’échauffement de la capitale.
Toute fois en Guinée, les textes prévoient bien la liberté d’opinion, d’expression, de réunion, surtout celle d’appartenir à une formation politique quelconque. Mais là où le bas blesse, c’est que le respect des ces textes juridiques pose assez de problèmes dans la société guinéenne. Les citoyens sont souvent victimes de blâme et ne savent pas par quel moyen se défendre. C’est pourquoi, la Guinée est qualifiée comme étant le pays qui aurait les plus beaux textes en terme de justice, mais l’application stricte de ces textes est loin d’être une réalité souhaitable.
Pour revenir au cas combien préoccupant du jeune informaticien, des sources sûres nous ont indiqué que même ses proches parents seraient menacés, pour la simple raison que le jeune intenté en question est absent du domicile, il y a un moment de cela.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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